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HARVARD UNIVERSITY.

LIBRARY

OF THE

MUSEUM OF COMPARATIVE ZOÔLOGY. GIFT OF

ALEXANDER AGASSIZ.

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COMPTES RENDUS

HEBDOMADAIRES

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.

FABIS. IMPRIMERIE GAUTlIllill-VILLARS, QUAI DES GRANDS-AIGIISTIN'S, 55.

COMPTES RENDUS

HEBDOMADAIRES

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

PLI. LIES,

CONFORMÉMENT A UNE DÉCISION DE L'ACADÉMIE PAR MM. LES SECRÉTAIRES PERPÉTUELS.

TOME CENT QUARANTE-DEUXIEME.

JANVIER - JUIN 1906.

"^ PARIS,

GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES,

Quai des Graiids-Aiigustins, 55.

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^ 1906

PREMIE U SE M ESTRE

COMPIES IlENDliS

iii-:hi)Omai»aikrs

DES SÉANCES

DK L'ACADÉMIE DES SCIENCES

PAP IWIVi. LES SECRETAIRES PERPETUELS.

io:siE ex LU.

I {'1 .lanvier 1906)

1

^1

PARIS,

GAUTHIKR-VILLARS, IMPKIMKUK-LlBRAlRli

OES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES,

yuai des Grands-Auguslins, 55.

RÈ(>LEMI]\T 1{EL4T!F AUX COMPTES RENDUS

ADOI'TÉ dans I.KS SÉAM i s des 2 . JUIN

l8(v2 ET 2'| MAI 1870

Les Comptes rendus hebdomadaires des sétinces de l'Académie se composent des extraits des travaux de ses Membres et de l'amil yse des Mémoires on Notes présentés par des savants étrangers à T Académie.

Chaque cahier ou numéro des Comptes rendus a /i8 pages ou 6 feuilles en moyenne.

26 numéros composent un volume.

Il ya deux volumes pai- année.

Artici.k I"'. Impr-e-^sion des travaux de L' Acadrmie.

Les extraits des Mémoires jiiésentés par un Membre ou par un Associé étranger de l'Académie comprennent au plus 6 pages par numéro.

Un Membre de FAcadémie ne peut donner aux Comptes rendus plus de 5o pages par année.

Toute Note manuscrite d'un Membre de l'Aca- démie ou d'une personne étrangère ne pourra pa- raître dans le Compte rendu de la semaine que si elle a été remise le jour même de la séance.

Les Rapports ordinaires sont soumis à la même limite que les Mémoires; mais ils ne sont pas com- pris dans les 5o pages accordées à chaque Membre.

Les Rapports et Instructions demandés par le Gou- vernement sont imprimés en entier.

Les extraits des Mémoires lus ou communiqués par les Correspondants de l'Académie comprennent au plus 4 pages par numéro.

Un Correspondant de l'Académie ne peut donner plus de 3i pages par année.

Les Comptes rendus ne reproduisent pas les dis- cussions verbales qui s'élèvent dans le sein de l'Aca- démie ; cependant, si les Membres qui y ont pris part désirent qu'il en soit fait mention, ils doivent rédiger, séance tenante, des Notes sommaires, dont ils donnent lecture à l'Académie avant de les re- mettre au Bureau. L'impression de ces Notes ne préjudicie en rien aux droits qu'ont ces Membres de lire, dans les séances suivantes, des Notes ou Mé- moires sur rol)j('L à>: leur discussion.

Les l'rogrammesdes prix proposés par l'Académie sont imprimés dans les Comptes rendus, mais les

Rapports relatifs aux prix décernés ne le sont qui tant que l'Académie l'aura décidé.

Les Notices ou Discours prononcés en séance blique ne font pas partie des Comptes rendus.

Article 2. Impression des travaux des Savo\ étrangers à l'Académie.

Les Mémoires lus ou présentés par des person;|jsl qui ne sont pas Membres ou Correspondants de l'Ali demie peuvent être l'objet d'une analyse ou d'un sumé qui ne dépasse pas 3 pages.

Les Membres qui présentent ces Mémoires se tenus de les réduire au nombre de pages requis. Membre qui fait la présentation est toujours nomm mais les Secrétaires ont le droit de réduire cet extn' autant qu'ils le jugent convenable, comme ils fe fot pour les articles ordinaires de la correspondance of cielle de l'Académie.

Article 3.

Le bon à tirer de chaque Membre doit être rem à l'Imprimerie le mercredi au soir, ou, au plus tan le jeudi à 10 heures du matin ; faute d'être remis temps, le titre seul du Mémoire est inséré dans i Compte rendu actuel, et l'extrait est renvoyé a Compte rendu suivant et mis à la lin du cahier.

Article 4. Planches et tirage à part.

Les Comptes rendus ne contiennent ni planches ni figures.

Dans le cas exceptionnel des figures seraien autorisées, l'espace occupé par ces figures compter; pour l'étendue réglementaire.

Le tirage à part des articles est aux frais Je^- au teurs; il n'y a d'exception que pour les llar les Instructions demandés par \i Go ive'

Article ;').

Tous les six mois, la Commission adi. fait un Rapport sur la situation des Comp!<^ après l'impression de chaque volume.

Les Secrétaires sont chargés de l'exécution du ^ sent Uèiilement.

Les Savants étrangers à 1 Académie qui désirent faire présenter leurs mémoires par MM. les Secrétaires perpétuels sont priés de les déposer au Secrétariat au plus tard le Samedi qui précède la séauce, avant 5'. .iutre.iie.il la présaatation sera remise à la séa.ice suivante.

ETAT DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

AL 1 ' JANVIEU 190(i.

SCIENCES MATHEMATIQUES Section I™. Géométrie.

Messieurs;

Jordan (Marie-Ennemond-Camille) (o. *).

POINCARÉ (Jules-Henri) (c. *).

Picard (Charles-Emile) (o. *).

Appell (Paul-Émile)(c. *).

PainlevÉ (Paul) *.

HUMBERT (Marie-Georges) *.

lie.

Section II. Mécaniq

Levy (Maurice) (o. *).

BOUSSINESQ (Valeutiu-Joseph) (o. *).

Deprez (Marcel) (o. «;).

1.ÉAUTÉ (Henry) (o. *)

Sebert (Hippolyte) (c. *).

Vieille (_PcUil-Marie-Eugène) (o. »).

Section III. Astronomie.

Janssen (Pierre-Jules-César) (c. «;. Lœwy (Maurice) (c. *). WOLF (Charles-Joseph-Étienne) (o. *). Radau (Jean-Charles-Ro(lolphe) *. DeslANDRES (Henri-Alexanrire) *. BiGOURDAN (Guillaume) *.

Section IV. Géographie et Navigation.

Bouquet de la Grye (Jean-Jacques-Anatole) (c. *).

Grandidier (Alfred) (o. *).

Bassot (Jean-Léon-Antoiiie) (C. *).

GUVOU (limilc) (c. ;»).

Hatt (Philippe-Eugène) (o. *).

Bertin (T.ouis-Émile) (C. #).

ACADEMIE DES SCIENCES. Sectiox V. Physique générale.

Messieurs :

Mascart (Éleiithère-Élie-Nicolas) (g. o. *). LiPPMANN (Gabriel) (c. *). Becquerel (Anloine-Henri) (o. *). ViOLLE (Lnnis-Jiiles-Gnbriel) (o. *). AmaGAT (Émile-Hilaire) *. Curie (Pierre).

SCIENCES PHYSIQUES.

Section VI. Chimie.

Troost (Louis-Joseph) (c. «). Gautier (Émile-Justin-Armand) (o. *•). MoiSSAN (Henri) (c. *). Ditte (Alfred) (o. *). Lemoine (Georges) (o. *). Haller (Albin) (o. «:).

Sectiox TH. Minéralogie.

GaudrY (Jean-Albert) (c. ft). Bertrand (Marcel-Alexandre) (o. «). LÉVY (Augiisle-Michel) (o. *). Lapparent (Albeit-Auguste de) *. Lacroix (François-AïUoine-Alfred) *. Barrois (Charles-Eugène) (o. *).

Sectiox VIII. Botanique.

Van TieGHEM (Philippe-Édouard-Léon) (o. *). Bornet (Jean-Baptiste-Édouard) (o. *). GuiGNARD (Jean-Loiiis-Léon) (o. ^). BONNIER (Gaston-Eugène-Marie) *. Prilliel'X (Édouard-Ernest) (o. *). Zeiller (Charles-René) (o. *).

ÉTAT DE l'académie AU l"' JANVIER 1906.

Section IX. Économie rurale.

Messieurs :

SCHLŒSING (Jean-Jacques-Théophile) (c. *). •ChauveaU (Jean-Baptiste-Auguste) (c. *). MUNTZ (Charles-Achille) (o. *). Roux (Pierre-Paul-Émile) (c. «). SCHLŒSlNG ( Al|)honse-Théophile ) «. Maquenne (I.éon-Gervais-Marie) *.

Section X. Analomie el Zoologie.

Ranvier (Louis-Antoine) (o. *). Perrier (Jean-Octave-Edmond) (o. *). Chatin (Joannès-Chaiies-Melchior) s. Giard (Alfred-Mathieu) *. Delage (Marie-Yves) *. Bouvier (Louis-Eugène) *.

Section XI. Médecine et Chirurgie.

Bouchard (Charles- Jacques) (c. *). GUYON (Jean-Casimir-Félix) (o. *). Arsonval (Arsène d') (o. *). Lannei.oNGUE (Odilon-Marc) (c. «). * Laveran (Charles-J^onis-Alphonse) (o. *). Dastre (Albert-Jules-Frank) «.

SECRETAIRES PERPETUELS.

Darboux (Jean-Gaston) (c. *), pour les Sciences mathéma- tiques.

Berthelot (Marcelin-Pierre-Eugène) (g. c. *), pour les Sciences physiques.

ACADEMIE DES SCIENCES.

ACADÉMICIEIVS LIBRES.

Messieurs :

Freycineï (Charles-Louis DE Saulses de) (o. *).

Hatonde la GoupilliÈRE (Julien-Napoléon) (g. O. *).

Cailletet (Louis-Paul) (o. *).

Bischoffsheim (Raphaël-Louis) *.

Brouardel (Paul-Camille-Hipi)olyte) (g. o. *).

Laussedat (Aimé) (g. Q. «).

Carnot (Marie-Adolphe') (c. *).

ROUCHÉ (Eugène) (o. *).

Picard (Alfred-Maurice) (g. C. a).

LabbÉ (Léon) (c. «).

ASSOCIÉS ÉTRANGERS.

Kelvin (Sir William Thomson, Lord), à Glasgow (g. o. *).

Lister (Lord), à Londres.

Newcomb (Simon) (o. *), à Washington.

SUESS (Edouard), à Vienne.

HooKER (Sir Joseph-Dalton), à Kew.

SCHIAPARELLI ( Jean-Virginius), à Milan.

KOCH (Robert), à Bei lin.

Agassiz (Alexandre) (o. *), à Cambridge (Massachusetts).

CORRESPONDANTS.

SCIENCES MATHÉMATIQUES.

Sectiox V". Géométrie (lo).

SCHWARZ (Hermann-Amandus), à Grùnewald, près Berlin. Klein (Félix), à Gœtlingue.

MÉRAY (Hugues-Charles-Robert) (o. *), à Dijon. Zeuïhen (Hieronymtis-Georg), à Copenhague. Mittag-Leffler (Magnus-Gustaf) (o. *), à Stockholm.

ÉTAT DE L'ACADÉMIE AU l" JANVIER l<)o6. 9

""'""dedekind (Julius-Wilhelm-R.charcl), à Bruasw.ck. NœtueU (Max), à Erhingen. VOLTERRA (Vilo), à Rome. GuiCHARD (Claude), à Clermont-Ferrand. GORDAN(Paul),àErlangen.

Section II. Mécanique (lo).

SIRE (Georges-Etienne) *, à Besançon. CONSIDÈRE Y\rniana-Gabriel) (o. *), à Qmmper. AMSLER(Jacob).à Sclialïhouse. VALLlER(Frécléric-Marie-Emmanuel)(o. *), a Versailles.

BOLTZMANN (Louis), à Vienne.

DWELSHAUVERS-DERY (Victor-Augnste-Ernesl) *. a L.ege.

BAZIN (Henrv-Émile) (o. *), à Chenôve (Côle-d Or).

DUHEM (Pierre), à Bordeaux.

ZEUNER ( Guslav-Anlon ^, à Dresde.

HOFF (Jacobus-IIenricus VAN't) *, à Berlin.

Sfxtiox 111. - Astronomie (i6).

STRUVE (Otlo-Wilhelm) (g. O. *). à Carlsruhe.

LOCKYER (Sir Joseph-Norman), à Londres.

HUGGINS (Sir William), à Londres.

STEPHAN (Jean-Marie-Édouard) (o. *), à Marsedle.

HALL (Asaph) *, à Washington.

LANGLEY (Samuel-Pierpont), à Washington.

AUWERS (Arthur), à Berlin.

RAYET (Georges-Antoine-Pons) (o. *), à Bordeaux.

BACKLUND (Oskar\ à Poulkova.

GILL (Su- David), au Cap de Bonne-Espérance. .

BAKHUYZEN ( VAN DE SANDE) (O. *)- » Levde.

CHRISTIE (Wdliam-Henry), à Greenwich (Angleterre).

ANDRÉ (Charles-Louis-François) *. à l'Observato.re de Lyon.

BMlUd (Edouard-Benjamin) (o.*). à l'Observatou-e de Toulouse.

HILL (George-Wdliam), à West-Nyack.

N a

C. R.. '906. '" Semestre, (T. CXLH, D

ACADEMIE DES SCIENCES. Section TV . Géographie et Navigation 0 o) .

Messieurs :

TeffÉ (le baron DE), à Rio-de-Janeiro,

Grimaldi (Albert-Honoré-Charles) (g. C. *), prince souverain de

Monaco, à Monaco. Nansen (Fridtjof) (c. *), à Bergen (Norvège). Helmert (Frédéric-Robert), à Potsdam. Colin (le R. P. Édouard-Élie), à Tananarive. Gallieni (Joseph-Simon) (g. o. *), à Saint-Raphaël (Var). BlENAYMÉ (Arthur-François-Alphonse) (c. *), à Toulon. Normand (Jacques-Augustin) (o. *), au Havre. Davidson (George), à San-Francisco. OUDEMANS (Jean-Abraham-Chrétien), à Utrecht.

Section V. Physique générale (lo).

Crova (André-Prosper-Paul) (o. *), à Montpellier.

Rayleigh (John-William Strutï, I.ord) (o. *), àEssex.

Blondlot (René-Prosper) ^, à Nancy.

HiTTORF (Wilhem), à Munster (Prusse).

Van DER Waals (Johannes-Diderik), à Amsterdam.

MiCHELSON (Albert-A.), à Chicago.

GOUY (Georges-Louis), à Lyon.

Benoit (Justin-Miranda-René) *, à Sèvres.

LORENTZ (Hendrik-Anton), à I^cyde.

N ' . .

SCIENCES PHYSIQUES.

Section VI. Chimie (lo).

Lecoq de Boisbaudran (Paul-Émile dit François) *. à Cognac.

Baeyer (Adolf von), à Munich.

ROSCOÉ (Sir Henry-En(ield) (o. *), à Londres.

Cannizzaro (Stanislas) (o. *), à Rome.

Ramsay (William) (o. *), à Londres.

Mendeleef (Dmitry-Iwanowitch), à Saint-Pétersbourg.

Fischer (Emile), à Berlin.

ÉTAT DE l'académie AU l<"' JANVIER 1906. Il

Messieurs :

Sabatier (Paul), à Toulouse.

FORCRAND (Hipjjolyle-Robert DE ), à Montjtellier.

Henry (Louis), à Louvain.

Section YII. Minéralogie (10).

GOSSELET (Jules-Auguste-Alexandre) *, à Lille.

Geikie (Sir Archibald), à Londres.

TSCHERMAK (Gustav), à Vienne.

DepÉRET (Charles-Jean-Julien) s;, à Lyon.

ROSENBUSCH (Harry), à Heidelberg.

Peron (Pierre-Alphonse) (c. *), à Auxerre.

OEhlert (Daniel) *, à Laval.

Klein (Johann-Friedrich-Carl), à Berlin.

Brôgger (Wlademar-Christoferj, à Christiania.

N

Section VIII. Botanique (10).

Clos (Dominique) «, à Toulouse.

Grand'Eury (François-Cyrille) *, à Saint-Etienne.

Masïers (Maxwel-Tylden), à Londres.

Treub (Melchior) *, à Buitenzorg, près Batavia (Java).

SCHWENDENER (Simon), à Berlin.

Pfeffer (Wilhelm-Friedrich-Philipp), à Leipzig.

Strasburger (Edouard), à Bonn.

Warming (Johannes-Eugenius-Beilow), à Copenhague.

FL(^hault (Charles-Henri-Marie) *, à Montpellier.

Bertrand (Charles-Eugène) *, à Lille.

Section IX. Économie rurale (10).

HOUZEAU (Auguste) (o. »), à Rouen. Arloing (Saturnin) (o. «), à Lyon. PagnoUL (Aimé), à Arras.

Gayon (Léonard-Ulysse), (O. *), à Bordeaux. RUEHN (Julius), à Halle.

12 ACADÉMIE DES SCIENCES.

Messieurs :

WiNOGRADSKi (Serge), à Sninl-Pétersbourg. YermoLOFF (Alexis) (C. *), à Saint-Pétersbourg. Tisserand (Louis-Eugène) (g. o. s;), k Vaucressoa. FlicHE (Panl) s, à Nancy. N

Section- X. Analomie et Zoologie (lo).

Fabre (Jean-Henri) *, à Sérignan (Vaucluse).

Sabatier Armand) (O. *), à Montpellier.

Retzius (Gustave), à Stockholm.

Bergh (Luihvig-Rudolph-Sopluis), à Copenhague.

Lankester (^Edwin-Ray), à Londres.

LORTET (Louis) (o. *), à Lyon.

Maupas (Emile-François), à Alger.

Van Beneden (Edouard), it Liège.

Metchnikoff (Élie) (o. *), à Sèvres.

Waldeyer (Henri-Guillaume-Godefroi), à Berlin.

Section XI. Médecine el Chirurgie (lo).

LÉPINE (Jacques-Raphaël) (o. *), à Lyon.

HerrgOTT (François-Joseph) (O. *), à Nancy.

Engelmann (Théodor-Wilhelm), à Berlin.

Leyden (ErnstVON), à Berlin.

MOSSO (Angelo), à Turin.

BurdoN-Sanders'on (Sir John), à Oxford.

Zambaco (Démétrius-Alexandre) (o. *), à Constantinople.

Czern Y (Vincent-Joseph), à Heidelberg.

Baccelli (Giiido), à Rome.

Calmette (Léon-Charles-Albert) (o. *), à Lille.

COMPTES RENDUS

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

SKANCE DU MARDI 2 JANVIER 1906. PRÉSIDENCE DE M. II. POINCARÉ.

M. Troost, Président sortant, fait connaître à l'Académie l'état se trouve l'impression des Recueils qu'elle publie et les changements sur- venus parmi les Membres et les Correspondants pendant le cours de l'année igoS.

Etat de l'impression des Recueils de l'académie au \" janvier 1 906.

Volumes publiés.

Comptes rendus des séances de V Académie. Les Tomes CXXXVIII (i" semestre 190/i), CXXXIK (2' semestre i<)o4), CXL (1*'' semestre 1903) ont paru avec leurs Tables.

Les numéros de l'année ipoD ont été rais en distribution, chaque semaine, avec l;i régularité habituelle.

Mémoires de l'Académie. Le Tome XLVIII a été mis en distribiilion au mois de no\embre i9o">.

j/^ ACADÉMIE DES SCIENCES.

CJiangeiyients survenus parmi les Membres depuis le i" janvier igoS.

Membre décédé. Section de Physique générale : M. Potier, le 8 mai.

Membre élu.

Section de Physique générale : M. Curie, le 3 juillet, en remplacement de M. Potier.

Cliangements survenus parmi les Correspondants depuis le \" janvier igo5.

Correspondants décédés.

Section de Physique générale : M. Bichat, à Nancy, le 26 juillet. Section de Minéralogie : M. De Richthofen, à Berlin, le 6 octobre.

Correspondants élus.

Section de Mécanique : M. Van't Hoff, à Berlin, le 27 mars. Section de Chimie : M. Louis He\ky, à Louvain, le i5 mai.

Correspondants à remplacer.

Section d'Astronomie : M. Peurotin, à Nice, décédé le 29 février 1904.

Section de Physique générale : M. Bichat, à Nancy, décédé le 26 juil- let igoS.

Section de Minéralogie : M. De Richthofen, à Berlin, décédé le 6 oc- tobre 1905.

Section d'Économie rurale : M. Laurext, à GemblouK, décédé le 20 fé- vrier 1904.

SÉANCE DU 2 JANVIER 1906. l5

MÉMOIRES ET COMMUNICATIOIVS

DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L'ACADÉMIE,

CHIMIE ANALYTIQUE. Sur le. dosage de l'oxyde de carbone dans l'air par l'anhydride iodique. Note de M. Armand Gautier.

Dans une courte Note insérée au dernier numéro des Comptes rendus (' ), M. G. Janbert annonce que l'acétylène iigit sur l'anhydride iodique à la façon de l'oxyde de carbone et que c'est une cause d'erreur méconnue dans cette méthode de dosage.

Ce n'est pas un fait nouveau. En étudiant, en 1898, les conditions d'extrême sensibilité et d'exactitude de cette méthode de dosage de l'oxyde de carbone, je me suis préoccupé de l'action des gaz réducteurs, et en particulier de l'acétylène, sur l'anhydride iodique. J'ai montré que ce gaz réduit déjà ce corps à 35" (-). J'ai donné aussi le moyen de corriger l'er- reur commise quand il y a lieu (').

I/acétylène n'existe jamais dans l'air des rues en quantité appréciable, même par cette méthode très délicate.

ZOOLOGIE. Nouvelles observations sur les Pycnogonides recueillis dans tes régions antarctiques au cours de la campagne dirigée par M. Jean Charcol. Note de M. E.-L. BorviER.

La campagne longue et pénible effectuée par le Français dans les mers australes a été singulièrement fructueuse au point de vue zoologique. Grâce au zèle de M. Charcot et à l'activité de son collaborateur pour la biologie, M. ïurquet, la faune antarctique nous révèle quelques-uns de ses mys- tères : une grande richesse de formes, des espèces remarquables par leur abondance ou par leur taille et, dans beaucoup de groupes, des types rares ou insoupçonnés. Ce qui donne aux récoltes du Français une valeur parti- culière, c'est qu'elles sont tout à fait caractéristiques delà faune subpolaire, ayant été recueillies dans les zones littorales et sublittorales, et par consé-

(') Séance du 26 décembre igoS, t. GXLI, p. i233.

('-) Comptes rendus, t. CXXVI, p. gSô et i3o3.

(') Annales de Chimie et de Physique, 7= série, t. ,\\ll, [i. aO, 71 ei tS.

,(5 ACADÉMIE DES SCIENCES.

qiient aux points se fait sentir, dans toute sa rigueur, le dur climat île ces régions glacées. Il convient d'adresser nn juste hommage de recon- naissance à M. Charcot qui nous a doté de semblables richesses et au col- laborateur qui l'a secondé dans sa tâche.

Les observations que j'ai l'honneur de présenter à l'Académie sont rela- tives aux Pycnogonides recueillis durant la campagne; elles sont la suite et le complément de celles que j'ai fait paraître dans le Bulletin du Muséum (') au mois de juillet dernier, et que je dus momentanément interrompre pour suivre S. A. le Prince de Monaco à bord de la Princesse -Alice. Par leur variété et par l'intérêt qu'elles donnent à un groupe zoologique des plus restreint, on pourra estimer, à sa juste valeur, l'importance des récolles mises à la disposition de la Science par les vaillants pionniers du Français.

Pycnogonides décapodes. Jusqu'à l'année dernière, les Pycnogonides ont été considérés comme des Arthropodes à huit pattes, et c'est pour une bonne part en raison de ce caractère que beaucoup de zoologistes les rapprochent des Arachnides. Pourtant, un Pycnogonide décapode fut très exactement décrit et figuré par Eights (-) en 1837, mais cette observation resta lettre morte eu dépit de son importance et il y a un an à peine qu'on l'a exhumée de son recueil pour la livrer à la discussion, ka mois de juin dernier, un spécialiste des plus compétents, M. Loman ('), la tenait encore pour inexncle et considérait la Decalopuda australis de Eights comme une simple Colossendeis faussement décrite et figurée avec cinq paires de pattes. Mais Loman ignorait alors la capture, par l'expédition antarctique écossaise, de quinze exemplaires d'un Pycnogonide décapode, et l'idenlifi- cation, établie par M. Hodgson ('), de cette curieuse forme avec la Decalo- poda australis {"").

(') IC.-L. Bouvier, Observations prétiniinaires sur les Pycnogonides recueillis dans la région antarctique par la mission du t'raiiçais (Bulletin du Muséum, igoS, p. 294).

(-) J. EiiiiiTS, Description of a new animal belonging to the Aracluiides, disco- vcred in l/ic sea along the slwres of the New South Shetland Islands [Boston Journ. Soc. Nat. Hisl.. Vol. I, 1887, p. aoS-MS, PI. V).

(') J.-J.-C. LoJiAN, Decal'ipnda Eigllis oder Colossendeis Jar. (Zoolog. Ans.. B. XXVIII, igoj, p. 722---23).

(*) E.-W. Hodgson, Scotia Collections. On Decalopoda australis Eiglits (Proc. Roy. physic. Soc. Edinburgh. Vol. XVI, janvier 1905, p. 35-42, PL III, IV).

(5) A l'exemple de M. Hodgson, je remplace le nom de Decolopoda par celui, plus correct, de Decalopoda,

SÉANCE DU 2 JANVIER igo6. l'y

J'étais dans la même ignorance que M. Loman lorsque je publiai ma pre- mière Note, et c'est pourquoi je considérai comme une anomalie sans grande valeur la présence de dix pattes dans l'unique spécimen d'une espèce nou- velle que je décrivis alors sous le nom de Colossendeis anlarctica. Mais une circonstance heureuse modifia bientôt cette manière de voir : au cours du mois de novembre, M. Lahille, du Muséum d'Histoire naturelle ar- gentin, me soumit, pour en faire l'étude, un Pycnogonide assez semblable à la Colossendeis antarctica, et muni comme elle de cinq paires de pattes. C'est alors que je pris connaissance du travail de M. Hocigson, et il ne me fut pas difficile de reconnaître que le spécimen de M. Lahille était une Decalopoda auslralis des plus typiques. Après le travail de M. Hocigson, on ne pouvait plus mettre en doute l'existence du Pycnogonide à cinq paires de pattes décrit par Eights ; aujourd'hui on doit ajouter que cette espèce est assez largement répandue dans les régions littorales et sublittorales des mers antarctiques : les spécimens de Eiglils provenaient des Shetlands du Sud, ceux de l'expédition écossaise ont été capturés non loin de là, aux Orkneys du Sud (Scotia Bay, par 9-10 brasses de profondeur); enfin l'exemplaire de M. Lahille a été recueilli près du rivage de l'île Laurie, dans les Orcades du sud.

En comparant le Colossendeis anlarctica nn spécimen de M. Lahille et à la très soigneuse description de M. Hodgson, j'ai pu me convaincre que ce Pvcnogonide est bien une Décalopode, mais qu'il dilTère de la D. aiistralis par tous ses caractères spé- cifiques essentiels : le tronc n'offre plus de sillons segmentaires et sa face ventrale est tout à fait plate, les palpes ont 9 articles au lieu de lo, les chélicères sont autrement conformés que ceux de la D. australis, avec l'article basilaire beaucoup plus long, et une pince plus étroite dont la portion palmaire égale au moins la moitié de la longueur des doigts, la trompe est également plus allongée que celle de la D. auslralis et d'ailleurs totalement dépourvue d'épines; quant aux pattes, elles sont beaucoup plus longues et plus grêles. J'ajoute que ces dernières ne présentent pas d'épines sur la face dorsale de leur article basilaire et qu'elles sont autrement ordonnées que celles dti D. australis, quant leur longueur relative : dans cette dernière espèce, en eOet, celles de la deuxième paire sont les plus longues, et celles des troisième, quatrième, première et cinquième paires viennent ensuite en ordre décroissant; dans notre espèce, au conliaire, les pattes de la troisième paire sont les plus longues, et les autres se groupent dans un ordre tout autre : quatrième, deuxième, première et cin- quième paire. Dans la D. auslralis la région céphalique est large, le tubercule ocu- laire fort réduit, et le second article tibial à peine plus long que le premier; dan* l'espèce rapportée par M. Chaicot, la région céphalique apparaît relativement étroite, envahie presque aux deux tiers par un haut tubercule oculaire pyramidal, el l"^

C. R., 1906, I" Semestre. (T. C\LU, 1.) -^

,8 ACADÉMIE DES SCIENCES.

deuxième tibia présente des dimensions beaucoup plus grandes que le premier. Le Tableau suivant donnera une idée très nette des dimensions relatives des deux, espèces.

Decalopoda australis.

«^ I D.antarctica.

Exemplaire Exemplaire Type

figuré par M. Hodgson. de M. Laliille. du Français.

rum mm mm

Longueur totale du corps (sans la trompe). . i6 i4 '8

» du tronc avec la partie céplialique. 10,2 9,5 12, 5

Largeur de la région céplialique 4,9 4,8 4,9

» du tronc au niveau des pattes 3. ... .' 10,1 8,3 10, a

Longueur de la trompe Un peu plus de 10,2 9,7 17

» du premier article des chélicères.. . 5 4j2 9)'

» du fémur des pattes i 17 i4)7 ^'+

» » 2 19,5 i5,5 25,3

» 1) 3 19 i5 26

» » 4 18,4 i4,9 25,6

» » 5 16 i4,3 23,5

Longueur totale des pattes 2 86 » iSo

» du t'^'' tibia des pattes 2 19 » 28

» du 2" tibia des pattes 2 20 » 35

Ainsi, dans l'exemplaire de M. Charcot, le premier article des chélicères égale au moins la moitié de la longuein- totale du corps, et la patte 2 éten- due à peu près 1 1 fois la longueur du tronc; tandis que, dans la D. austra- lis, le premier rapport se réduit au tiers de la longueur totale et le second à un peu plus de 8 fois celle du tronc. Il est bien difficile d'attribuer ces différences, et toutes les autres non moins grandes, aux dimensions un peu plus considérables de notre spécimen. Aussi doit-on considérer la Colos- sendeis antarctica comme le type d'une Décalopode nouvelle qui recevra natin-ellement le nom de Decalopoda anlarctica.

Cette seconde espèce habite des régions plus voisines du pôle que la D. australis; elle fut capturée sur un fond de 40", dans les parages de l'ile Wandel (baie Carthage), soit par 64° long. W. et 65° lat. S. On sait que les Shetlands du Sud, qui semblent être le centre de la D. australis, se trou- vent plus au Nord, par 60° environ de long. W. et 63° lat. S.

Quelques semaines avant la publication de ses recherches sur la D. australis, M. Hodgson avait décrit et figuré un autre Pycnogonide décapode bien différent, le Pentanymphon antarcticuni (') capturé en assez grand

(') T. -Y. Hodgson, On a iiew Pyciiogonid froin Ihe South Polar Régions {Ann. and Mag. Nat. Hisl., 7^ série, vol. XIV, p. 458-462, Pt. A'JV).

SÉANCE DU 2 JANVIER 1906, ig

nombre par la Discovery dans la baie Me Murdo, soit à peu près par 78° lat. S. et 168° long. E. Cette espèce semble répandue partout dans les régions antarctiques, car M. Hodgson en signale un exemplaire recueilli par l'expédition écossaise dans la mer de Weddell, c'est-à-dire en un point presque diamétralement opposé. Je ra|)porte à la même espèce trois spé- cimens capturés par M. Turquet à l'île Wandel, deux par 20™ de profon- deur, et le troisième entre les galets sur la plage. Les types de la Discovery avaient été pris entre 12 et 123 brasses.

Les trois exemplaires du Français sont adultes quoique de taille assez dif- férente; ceux capturés par 20 brasses sont plus petits que l'exemplaire type de la Discovery et en diffèrent par leurs pattes sensiblement plus courtes; celui qui provient tin littoral est au contraire plus grand, ses cuisses sont plus renflées et les épines de ses pattes ovigères présentent un moins grand nombre de denticules avec une partie terminale assez obtuse. Autant que j'ai pu le voir jusqu'ici, il n'y a pas d'autres différences entre les exemplaires du Français et ceux de la Discovery, de sorte que je les attribue à la même espèce. Ainsi le Pentanymplion anlarcticurn peut être considéré comme un type caractéristique de la faune antarctique, et semble être repré- senté en plus grande abondance à mesure qu'on se rapproche du pôle austral.

Pycnogonides octopodes. Dans le groupe des Pycnogonides normaux ou octopodes, les récoltes du Français se divisent entre les deux familles des Pallénides et des Ammothéides, un exemplaire appartenant au genre Cordylochete qui dépend de la première de ces familles, et tous les autres, fort nombreux, au genre Ammothea ou à quelque forme très voisine.

Le genre Cordylochete paraissait limité jusqu'ici aux régions boréales, OB en a décrit trois espèces. Il est représenté dans la collection Ghareot par la C. Turqueti Bouv. dont un bel exemplaire fut capturé dans la baie Carthage. J'ai donné précédemment la description de cette jolie espèce.

De la baie Carthage proviennent également deux espèces nouvelles décrites en même temps que la précédente : V Ammothea antarclica Bouv. remarquable par la saUlie conique de son segment caudal et de son tuber- cule oculaire et la Colossendeis ? Charcoti Bouv. dant les affinités sont mul- tiples. J'ai rangé provisoirement cette dernière espèce dans le genre Colos- sendeis parce qu'elle se rapproche beaucoup de la Colossendeis gibbosa MiJbius dont la Valdivia recueillit deux jeunes exemplaires dans les parages de l'île Bouvet, par 439" et 567"" de profondeur. Mais, comme je l'ai fait observer, l'une et l'autre formes se rapprochent davantage des Ammo-

20 ACADÉMIE DES SCIENCES.

théides par l'absence de griffes terminales sur leurs appendices ovigères, par le développement de griffes auxiliaires énormes sur leurs pattes ambu- latoires et par la réduction extrême du tarse de ces appendices. Eu fait la Colossendeis? antarctica tient desColossendéidés par sa grande taille, et des Ammothéidés par la très grande majorité de ses caractères essentiels; c'est plutôt une Ammolhca qui, dans ce genre les espèces sont petites, occupe une place toute spéciale à cause de sa taille relalivement énorme : la trompe a 17"" de longueur, le troue avec lacpieue iG^^et les pattes de la deuxième paire ne mesurent pas moins de 68"". Déjà X Ammothea antarclica se faisait remarquer par des dimensions au-dessus de la normale.

Les autres Ammothéidés capturés au cours de la campagne sont bien plus normaux en ce sens que leurs dimensions rentrent dans la règle ordi- naire. Ils sont représentés par deux espèces nouvelles, l'une très répandue dans les parages de l'île Wandel et que j'appellerai pour cette raison Ammothea commuiiis, l'autre plus rare et qui mérite le nom d'^. curculio à cause de son long rostre arqué et tubuliforme.

L'/l. conimunis a une puissante trompe ovoïde, les segments moyens du tronc séparés par des lignes et des bourrelets suturauv très apparents, un pédoncule oculaire élevé et obtus à son sommet que couronnent les yeux, rabdomen conique et presque verticalement dressé. Le segment céplialique forme en a\ant une paire de protubé- rances subaiguës; des protubérances analogues, et plus ou moins saillantes suivant les individus, se trouvent par paires à Textrémité des prolongements latéraux du tronc et de chaque article coxal. Les cliélicères sont bien plus courtes que la trompe et se terminent par une pince imparfaite; les paljjes ont neuf articles (peut-être dix), l'ar- ticle prominai étant fort petit et précédé par un long article suivi de trois autres plus réduits et subégaux; les appendices ovigères ont dix articles, dont un terminal de petites dimensions et muni de deux soies denticulaires, les trois articles qui précèdent étant subégaux et munis chacun d'une ou deux soies identiques; les fémurs sont ren- flés et à peu près aussi longs que le premier tibia qui est un peu plus court que le second, les griffes des pattes sont puissantes et accompagnées de deux griffes auxiliaires qui en dépassent le milieu. Cette espèce fut trouvée en très grand nombre dans les parages de l'île Wandel, sur la côte ou à de faibles profondeurs; longueur moyenne du corps I™"", 5, d'une patte 5""".

VA. curculio est représentée par trois exemplaires recueillis à l'île Wandel, sur un fond de ^o™.

Elle est remarquable par sa trompe cylindrique, un peu dilatée à la base, légèrement infléchie et dirigée en avant, d'ailleurs beaucoup plus longue que le corps tout entier. La segmentation du corps est très nette, indiquée en dessous par des bourrelets transversaux très saillants, en dessus par des bourrelets analogues au centre desquels s'élève une saillie subconique; l'abdomen présente une forme analogue et se dirige un peu obliquement en arrière; la saillie oculaire, très développée, est un peu plus

SÉANCE DU 2 JANVIER 1906. 2T

obtuse. Les pâlies sont plutol comtes el trapues, garnies d'un certain nombre de saillies spiniformes; le fémur est un peu plus court que le premier tibia, lequel est lui-même moins allongé que le second; les grifl'es ont plus de la moitié de la longueur du tarse terminal et leurs grifl'es auxiliaires ne sont pas moins développées que dans l'espèce précédente, qui semble être, d'ailleurs, à peu près de même taille. Aucun des exemplaires n'est adulte; dans le plus jeune, les pattes postérieures sont réduites à l'état de bourgeons parallèles à l'abdomen; dans les deux autres, ces appendices ont acquis une structure presque normale, mais le^ pattes ovigères se réduisent à des bour- geons courts. Les cliélicères portent des pinces très parfaites et les palpes ne pré- sentent pas plus de 5 articles, ce qui est probablement le résultat d'un développement incomplet.

Conclusion. Il résitlle de ce qui précède : i" que les Pvcnogonides décapodes semblent commtinément répandus dans les régions australes, ils sont représentés par deux types bien différents, les Decalopoda et les Pentanymphon ; que le genre Decalopoda nous offre deux espèces, la D. australis, assez commune dans les parages des Shetlands, et la D, an- tarclica, trouvée plus près du pôle par la mission Charcot; que le genre Pentanymphon se trouve sur tout le pourtour du continent austral, il est représenté par le P. antarcticum qui semble devenir plus abondant à me- sure qu'on avance vers le pôle; que les Pyenogonides octopodes des genres Cordylochete et Ammothea ne sont pas propres à l'hémisphère sep- tentrional, mais se rencontrent également dans les régions antarctiques; 5" que les Ammothéides sont particulièrement répandus dans ces mers, plusieurs de leurs représentants se font remarquer par leurs dimensions très grandes.

Plusieurs de ces conclusions, cela va sans dire, sont le résultat des recherches de M. Hodgson combinées avec celles que j'ai faites sur les matériaux recueillis par le Français.

Ce n'est pas ici le lieu d'insister sur les conséquences de la découverte des Pyenogonides décapodes, et je me contenterai de dire que les observa- tions présentées sur le même sujet par M. Cole sont, en général, excel- lentes ('). Pourtant, il ne me paraît pas juste de considérer le genre Decalopoda comme analogue aux formes primitives d'où sont issues les Pentanymphon et les Pyenogonides octopodes. La segmentation du corps a totalement disparu, ou à peu près, dans les Décalopodes, tandis qu'elle persiste, très évidente, dans les Pentanymphon et dans beaucoup de Pyeno- gonides octopodes.

(') L.-J. GoLE, Tea-legged Pyenogonides, with remarks on the classi/icalion of the Pycnogonida {Ann. and Mag. Nat. HUt., 7" série. Vol. .\V, avril igoS).

2 2 ACADÉMIE DES SCIENCES.

Si bien qu'il paraît plus logique de considérer les Pentanymphons et les Décalopodes comme des formes voisines de la souche primitive, mais à évolution indépendante; les Décalopodes conduisent aux Colossendéo- morphes et notamment aux Colossendeis dont ils se rapprochent étrange- ment, ainsi que l'a observé M. Hodgson; et, d'autre part, les Pentanym- phons servent de souche aux Nymphonides, et par ces derniers aux Pycnogomorphes de M. Cole.

GÉOMÉTRIE INFINITÉSIMALE. Sur la déformation des quadriques. Note de M. C. Guichard.

1. Une congruence G orthogonale à un réseau de la quadrique

est une congruence 30; les paramètres \,, X^, X3 de G sont (2) X, = a;,(i-Hp-), Xo = a-,(i-+-<7-), X;, = .r,.

Les paramètres complémentaires qui rendent les congruences 30 sont

= -=^=X,, Y,=î<7v/n-ra:,= ^=^X., ¥3 = ^

(3) Y,=Wi+/'^'^i=77T7^" ^^-'^l^'^'r^'^^^TT^

A cette congruence G on peut, par homographie, faire correspondre une congruence H(X',, X^ X^) qui est O en posant

(4) ^', = 7=^' ^^=tI=^' ^'' = ^-

Si le réseau tracé sur la quadrique est C, il en est de même de la congruence G. La congruence H est O, 3C, les deux paramétres complé- mentaires qui la rendent 3C sont jdX', et ^Xj.

Réciproquement, la déformation de la quadrique revient à trouver les congruences H qui possèdent ces propriétés.

2. Ces congruences H sont précisément celles que j'ai signalées en 1897 \Sur la déformation des quadriques {Comptes rendus, 2* semestre)]. Consi- dérons, en effet, un réseau M.{x^x^X3) de la quadrique applicable sur un réseau N(_y,7273)î coupons N par un plan isotrope, il y correspond une congruence (X.XaXj) harmonique à M; cette congruence sera O d'après

SÉANCE DU 2 JANVIER 1906. 23

la théorie générale, elle sera 3C puisque M est 30; les coordonnées com- plémentaires de M étunlpx, et qx.,, celles de la congruence seront dX,, (7X2 ; cette congruence rentre donc bien dans le type des congruences qui viennent d'être définies 1).

Soit H la congruence ainsi définie, par la droite H menons le second plan tangent à la quadriqije; si M' est le point de contact. M' décrit un réseau, qui, étant harmonique à une congruence O, est C. Si la congruence H se déplace parallèlement à elle-même, le point M' se déplace sur une conique. En invoquant maintenant la loi de parallélisme des éléments on peut énoncer le résultat suivant :

Il y a co' réseaux N qui sont C et parallèles à un réseau de la quadrique Q, harmoniques à chacune des congruences H qui ont été définies § 1.

3. Si l'on connaît seulement un tel réseau N, il faudra résoudre une équation de Riccati pour en déduire une déformée de la quadrique; ce qui, pratiquement, ne permettrait pas de suivre analytiquement celte transfor- mation que j'ai indiquée en 189^. Je vais montrer comment on peut lever la difficulté.

Tout d'abord la congruence H étant homographique à une con- gruence G 1), les réseaux N sont homographiques à des réseaux O, har- moniques à G. Les points qui décrivent ces réseaux sont situés sur un cercle dont l'axe est G. A une quadrature près, la recherche de la déformée de la quadrique revient à celle du réseau O de l'espace à cinq dimensions qui est applicable sur un réseau O harmonique à G. C'est cette transforma- tion que je vais étudier.

4. Transformation du problème. Je prends, comme point de départ, les fonctions Y et X qui ont été définies dans ma Note du 4 décembre 5). Je pose ensuite

(5) x; = x3, x; = vn-/''x,, x; = v'i + 9=x„

puis

(6) x: = i(X;+X; + X;-i), x;= i(X^ + X; + X; + i> On aura alors

s 5 ô 5

(7) 2YÏ = 2^Ï = « ^^ ^dY]=^aXl

24

avec les conditions

ACADEMIE DES SCIENCES.

(8)

^/i -t- p-

y.=

x:.

V ' + 7-

Menons par l'origine O les droites ]. et K. qui, dans l'espace à cinq dimen- sions, ont pour paramètres directeurs respectifs les fonctions Y et X', Ces droites décrivent des congruences applicables; ce sont des systèmes I, 30. Si 6 est une solution quelconque de l'équation de Laplace à laquelle satis- font les fonctions Y et X', les points qui ont pour coordonnées

JA^

et

X/,

décrivent des réseaux O applicables.

Prenons, une première fois, pour 6 une combinaison linéaire et isotrope de Y,, Yj, Y3, par exemple 0 = Y, -l- i\\. On obtient ainsi un réseau A (qui peut être considéré comme appartenant à l'espace à trois dimensions puisque j, +2^0 = 1) de la droite L applicable sur un réseau A' de la droite k.

Prenons, une deuxième fois, pour 0 une combinaison linéaire isotrope quelconque de X,, X^, Xj. On obtiendra sur la droite L un réseau B appli- cable sur un réseau B' (qui appartient à l'espace à trois dimensions) de la droite R.

Les réseaux A et B, d'une part, ont en commun une droite G,, les ré- seaux A' et B', d'autre part, ont en commun une droite G', ; ces droites G, et G', décrivent des congruences qui possèdent la propriété indiquée 1).

Au lieu de la congruence G,, nous considérerons la congruence paral- lèle G obtenue en coupant le réseau A par le réseau du point mené par l'ori- gine parallèlement au réseau B. Cette congruence G, située dans un espace a trois dimensions, est l'axe d'un cercle de Ribeaucour passant par A. On sait (voir mon Mémoire Sur les systèmes cycliques et orthogonaux, i'*' Partie) que tous les réseaux O harmoniques à G peuvent être obtenus ainsi. On forme un déterminant orthogonal à cinq lignes :

(9)

A =

^5

2.5

SÉANCE DU 2 JANVIER 1906. 25

les (ieux dernières lignes l et ■/] sont formées par les cosinus directeurs des tangentes au réseau B et œ/, -h iy^ sont les coordonnées de B ; on peut donc, à l'aide de quadratures, former ce déterminant A.

Cela posé, formons une combinaison linéaire isotro|)e de x, y, z :

(,o) T^. = y.x, -+- 3j, + vr,, y:' + p^ + f = o.

Un réseau E du cercle de Ribeaucour est un réseau O harmonique à b; un point de ce réseau a pour coordonnées

T:. 1\ T,

T,-+-iT,' T, + «T.,' T,-i-«T,

Il V correspond, dans l'espace à cinq dimensions, un réseau E' qui a pour coordonnées T,, T., T3, T., Tj. Ce réseau E' étant parallèle au réseau B applicable sur B', on pourra à l'aide d'une seule quadrature trouver dans l'espace à trois dimensions un réseau F' (;,, Sj, S3) applicable sur E'.

Cela posé, le réseau F de l'espace à cinq dimensions dont les coor- données sont

3, Jj J3 /[si'-—!] [ei--+-i]

T,H-rr, T,-h«T/ t, + jT„' T,-i-rr, ' T,-i-rr,

est applicable sur le réseau E. C'est le réseau que nous devions trouver pour continuer la transformation.

5. Remarque. La somme des carrés des coordonnées du réseau F est nulle; le système formé par les réseaux E et F est donc analogue à celui qui nous a servi de point de départ. On voit, par conséquent, comment, en partant des éléments 6xés 6) on peut suivre, à l'aide de quadratures seulement, la